Voyage Vietnam avril 2017

VIETNAM 29 MARS – 16 AVRIL 2017

Voyage touristique : Annie – Michel / Fijtje – Jean-Fred

 

Touristes, nous allons faire un tour au Vietnam. D’où l’expression  très répandue « On a fait le Mali ou le Tibet, le ceci et le cela etc…, » expression qui veut dire en réalité «  on a fait un tour » et qui est donc précisément accordée au réel. Toutefois cette expression a le don d’énerver ceux qui prêtent attention aux mots comme gouvernant la pensée, dont Michel et moi sommes. Faire un pays : l’expression raccourcie laisse trompeusement penser qu’on a tout vu, tout compris et qu’on peut donc passer à autre chose. En réalité un bon voyage est celui qui vous intrigue parce que vous sentez soudain que vous ne voyez rien, que vous ne comprenez pas grand chose à la manière dont les gens vivent et qui vous donne envie, une fois rentré, d’étudier ce pays, son histoire, sa culture, ses habitants, de faire connaissance avec ceux d’ici qui en viennent.

Voilà ! c’est dit.

LE 30 MARS 2017 au matin,

nous sommes arrivés à HANOÏ après un vol sans histoire de la Vietnam Airlines à partir de l’aéroport Charles de Gaule, CDG airport, à bord d’un Airbus A 320-700, très confortable même en classe touriste. Stabilité de l’appareil tout au long du vol, bruit uniforme des deux réacteurs pendant 11 heures, insonorisation poussée et bonne climatisation : pas de problème de nez sec ! Nous ne prêtons plus attention, surtout si l’on n’a aucune inquiétude particulière de voler, à cette somme de performances, de spécialisations et de coordinations techniques ! Les deux réacteurs doivent faire chacun 2 m. de diamètre…

Nuages blancs en forme de fumerolles brillantes à la frontière Laos-Vietnam où nous entamons la descente. Les avions passent de 11 000 m. à zéro selon une ligne pratiquement rectiligne si je peux en juger : nouveau monde des robots programmés, qui veillent désormais sur notre sécurité. Nous traversons les nuages, brouillard, puis la terre, avec de l’eau un peu partout.

Bel aéroport. Notre guide, Tuan, nous attend comme prévu avec son panneau à nos noms.

Après dépôt des bagages dans un petit hôtel très propre, où nous pourrons entrer dans les chambres dès 11h, avant l’heure habituelle, petit tour à pied dans la vieille ville du centre de Hanoï. Bien qu’un peu au ralenti à cause du décalage horaire, nous apprécions déjà la circulation très dense, lente et fluide des motos, reines innombrables de la chaussée. Nous admirerons tout au long de ce voyage l’habileté des conducteurs et conductrices. Les règles sont simples : aucune attitude brusque, modification instantanée de la trajectoire selon ce qui vient, lenteur (environ 15/25 kms par heure), vigilance totale et calme. Il faut se placer à l’angle d’un carrefour à angles droits dans la vieille ville pour mesurer l’agilité motrice étonnante des Vietnamiens.

Rues pleines de petites échoppes comme partout en Asie et Afrique. Bâtiments très anciens, ça et là rénovés, mais pas de neuf. Inextricable réseau de fils électriques, comme au Japon d’ailleurs. Après cette découverte quelque peu somnanbulique, nous revenons à l’hôtel, posons les valises dans la chambre et avons la chance de dormir de 11h à 14h à fond !

Belle balade dans Hanoï, visite d’un temple taoïste, visite du temple de la littérature. Le système mandarinal a été introduit très tôt au Vietnam, qui a été sous domination chinoise pendant mille ans avant de s’affranchir de cette tutelle au XIème siècle. Le gouvernement du mandarin est celui d’un lettré sélectionné par un concours basé sur la complexité de mémorisation de l’écriture chinoise (système qui donne une chance quasi-nulle à un fils de paysan et toutes les chances à un fils de mandarin. Ajoutons que couplé au confucianisme et à son culte des ancêtres, nous avons là la clé de l’immobilisme millénaire de l’empire chinois). Ils sont dépositaires du pouvoir impérial par le biais de procédures complexes et rigides et cumulent les fonctions administratives et judiciaires, corps tout-puissant régnant sur les masses paysannes illettrées et contrôlant l’activité des commerçants. Leurs rapports les plus importants sont parfois annotés en rouge de la main de l’empereur. L’administration module les impôts en fonction des intempéries, recrute pour l’armée, gère les ouvertures et fermetures des portes des villes. Encore aujourd’hui, un membre du PC est toujours présent et partie aux négociations avec les entreprises étrangères.

Visite d’une maison-tube : très étroite à cause du prix élevé du terrain, bâtie en profondeur, restaurée avec l’aide de la ville de Toulouse ! Style chinois avec meubles lourds et seuils de portes ; à partir de la rue : le magasin, la salle de négociation, puis les pièces où vit la famille.

A propos de famille, Tuan nous rappelle que la société vietnamienne est marquée par le confucianisme, qui axe le comportement de l’homme juste sur le respect de la famille patriarcale. Culte des ancêtres, qui ont leur autel dans la maison. Mais aussi soumission de la belle-fille à sa belle-mère, la fille quittant sa famille pour vivre chez celle de son époux. Bien sûr, la vie urbaine moderne et le travail de l’homme et de la femme mettent ce schéma à l’épreuve, mais il reste la pratique générale dans le pays.

A Hanoï, il y a un grand lac intérieur, bras du fleuve rouge (couleur due au limon des montagnes, ça n’est pas une dénomination politique). De ce coin de la ville ancienne, nous distinguons les tours de la ville plus moderne émergeant de la brume. Beaucoup de brume ici en avril.

Aimable promenade en cyclo-pousse (on se fait à tout ?) au ralenti, qui nous permet de voir de près la circulation en étant immergé dedans plus que quand nous sommes assis dans le bus : ça nous dépasse de tous les côtés ! ex-quartier colonial, Opéra, boutiques de luxe des grandes marques du monde. Le guide nous a renseigné pour le pourboire. Soirée dans une rue animée, pleine de touristes, à une table surplombant la rue. Une vendeuse de bière s’est astucieusement implantée au coin, mais doit déménager sur intervention policière discrète. A ce propos, la présence policière nous est apparue très légère au Vietnam, pays cependant sans aucun doute bien tenu en main. Mais nous en jugeons essentiellement par la circulation : or celle-ci se régule visiblement toute seule et la moindre rigidité, fut-elle policière, créerait immanquablement un abominable chaos.

Le deuxième jour, vendredi 31 mars,

nous le passons à Hanoï. Pluie diluvienne d’environ une heure dans les jardins du palais de l’ex gouverneur, du temps des français.Nous voyons la pagode au pilier unique et visitions la maison sur pilotis de Ho Chi Minh. C’est toujours impressionant de voir que le destin de peuple peut se concentrer un jour sur une personne. Conjonction imprévisible d’une foule d’évènements erra tiques que la raison va tenter ensuite d’ordonner dans un récit plus ou moins synthétiques ou au contraire délibérément restreint ; travail nécessaire des historiens, en l’occurrence pour échapper à une sanctification ou une hagiographie trop positive. Nous avons besoin de mythes. Reste que ce bonhomme était d’une volonté inébranlable et qu’il a su tirer parti des évènements. Plus nationaliste que communiste, a-t-on dit. A côté de nous, une famille américaine venant de Corée, des Français, des Allemands (rares au Vietnam). Autour du Vietnam, comme pays pourvoyant les touristes: Chine, Corée, Japon, Thaïlande, Malaisie, Singapour, Indonésie, Australie, Nouvelle-Zélande, Canada, Américains du nord, européens (Français, Espagnols, Hollandais, Italiens, Allemands).

Nous visitons le musée ethnographique consacré aux peuples de l’Indochine, dont les « minorités », mot que je trouve un peu déplaisant mais auquel on finit aussi par s’habituer. L’actuel Vietnam a été dominé par les Chinois durant 1000 ans jusqu’en 938, date de leur défaite devant Ngo Quyen lors de la bataille navale de la Bag Dang river. Au long des siècles, l’histoire de l’Indochine est ponctuée des avancées et reculs des Thais, des Khmers, des Chinois et des Vietnamiens, sans oublier les Birmans. Repoussements successifs comme des mouvements de plaques tectoniques. Actuellement, 54 « minorités » subsistent au Vietnam, localisées sur les montagnes. Graphiques et explications assez abondantes, objets, outils et costumes.

Dans l’après-midi, visite de la citadelle impériale. Puis passage au magasin de laque où travaillent les artistes. Une dame nous prend en main : explications données avec conviction, réponses immédiates les yeux dans les yeux, puis suivi instantané du client, effacement sur demande – mais elle reste à portée de vue – serviabilité pour le moindre souhait, bref efficacité totale dans le service avec grand sourire. Je suis épaté. Celle-là est vraiment « ici et maintenant « !!! Nous choisissons un beau petit tableau, laqué noir avec deux personnages vus de dos à robe blanche et chapeau conique.

Dans la cour d’un temple, nous regardons des pratiquants de Viet-vo-dao, art martial Kung Fu version vietnamienne, très guerrière. Souplesse acrobatique et rapidité extrême. L’un des pratiquants nous fait mine de rien une petite démonstration de ce que je reconnais être la boxe de l’homme ivre : mouvements apparemment désordonnés à la limite de la chûte feinte, entrecoupés d’éclairs de coups de main ou de pied, de poing ou de genou. Il frappe le pied au niveau de son crâne, de face ! Tout de noir vêtu, à voir sur youTube.

En soirée, spectacle de marionnettes sur l’eau au théâtre. C’est bon de s’asseoir. Première fois que j’apprécie vraiment le vacarme festif de la musique sino-vietnamienne, et que j’ai l’impression de saisir enfin la force et la complexité du chant. Le son vient d’une respiration abdominale, il est bloqué ou modulé ou libéré dans la gorge. Les mots je ne comprends, mais les inflexions incessantes suivent le flot émotionnel et évoquent les sentiments, que l’on croit deviner même en dehors du contexte des mots. Cela fait penser à la musique indienne. Nul doute qu’une complexité de structures à apprendre se dissimule là-derrière. Ce que j’aime bien, c’est la position assise des chanteuses, à laquelle s’ajoute une faible mobilité du tronc. Même la figure et le visage expriment relativement peu. Tout est concentré dans la variation du chant et sa modulation en force ou douceur. Si je crois entendre un chat miauler, je ne trouve plus ça bizarre, je prends cela comme la variation subtile d’un sentiment indicible.

Notre musique classique, par contraste avec la musique d’Asie, a subi vers le 18ème siècle en Europe un net lifting dirigé par l’avènement de la Raison, avant de s’en émanciper quelque peu au 20ème siècle. Mais elle n’est plus enracinée dans les tripes comme les musiques traditionnelles du monde le demeurent. La musique de l’émotion et du sentiment s’est donc réfugiée chez nous dans une musique pop de l’énergie pure, fécondée par la musique africaine et souvent encline à un vacarme soutenu.

Nous trouvons un bon restaurant près de la cathédrale St Joseph (oui). Notre guide ne mange pas avec nous,…il récupère ?

Au fil des visites et des transports en mini-bus intermédiaires, nous questionnons et écoutons notre guide Tuan, qui s’avère archi-compétent, renseigné sur tout, y compris la politique internationale. Il nous explique que le Vietnam, 92 mio d’habitants, en est à son âge d’or jusqu’en 2022, avec une population très majoritairement jeune. Par là, il entend le dynamisme et la volonté de tous de faire accéder le pays à l’économie moderne (au sens de sortir de la pauvreté). Quant à la modernité technologique, c’est déjà un fait flagrant : tout le monde a son téléphone portable et ça fonctionne jusque sur la moto. D’ailleurs, nos guides successifs, nord, centre et sud, gèrent l’arrivée des bus, des barques, les réservations dans les restaurants en temps réel et nous ne verrons pas la moindre anicroche à cet égard tout au long de notre voyage de 17 jours. Plus trois coups de fil de l’agence quand nous roulons en bus pour s’assurer que tout va bien ! Au Vietnam, éducation et santé sont payants. No comment.

La foule a l’air en bonne santé, aucun obèse. Pas de sucre, à part dans les fruits, dans l’alimentation. Nous découvrons à la fois que nous sommes chez nous bourrés de sucre et que l’on peut s’en passer du jour au lendemain. Il fait bon mais humide.

Nuit légère : à 3 h du matin, j’essaye de rassembler quelques notions sur le taoïsme, ce n’est pas si facile, je dégage plusieurs angles de vue, mais je renoncerai à exposer tout cela.

Il faut constater que ce genre de tourisme est fait pour donner envie d’apprendre, à l’aide de souvenirs d’ambiances, mais que la visite purement visuelle d’un temple taoïste ou même d’une cérémonie comme nous en verrons à deux reprises par hasard, plonge dans une expectative qui dans la plupart des cas, doit accroître l’ignorance, par la consolidation réactive de préjugés ou par la référence inévitable à notre propre culture, plutôt que stimuler l’intérêt. Mais ainsi allons-nous, nous faisons seulement un tour, et l’œil de l’érudit voit mille autres choses passionnantes, récompense de son travail.

Voici quand même recopie de mes élucubrations brèves et nocturnes sur le taoïsme. Plusieurs angles de vue.

Vision du touriste : des temples de forme décidément chinoise, multiples statues de personnages, dont parfois les trois vieillards de la Trinité taoïste. Cérémonies d’offrandes où l’officiant est chamarré et change de tenue selon le déroulement du rite. Musique forte. Les animaux, tortue, phoenix, dragon, grue blanche symbolisent respectivement longévité, immortalité, prospérité …Couleurs vives des costumes de cérémonies.

Perspective historique : viendrait droit d’une forme de chamanisme : la Nature et ses dieux, l’officiant est un intermédiaire pour attirer la faveur des dieux, élaboration des rituels. C’est la plus ancienne croyance chinoise (et partout en fait) et le peuple y demeure attaché. Confucius a recentré la crainte des dieux sur la vie sociale et ses obligations. Peut-on dire que le « Taoïsme » continue de s’adresser à cette crainte humaine des dieux dispersés dans la nature et outre-tombe ? Le Confucianisme ne s’y substitue pas. De même, le bouddhisme, en devenant chinois, ne remplace pas la croyance locale mais s’y ajoute.

Perspective religions comparées : difficile d’échapper à la pensée qu’un seuil décisif a été franchi par ce petit peuple hébreu qui dans le désert, a conçu un dieu unique au-delà des autres dieux alors devenus idoles. Mais ajouter aussitôt que les religions monothéistes comportent aussi offrandes et sacrifices, et que d’autre part, la notion du Tao, pensée totalement différente, évoque le Deus absconditus de la théologie apophatique.

Perspective philosophique : la voie chinoise ne passe pas par les différenciations grecques et ses grandes antinomies, fini-infini etc…, elle prend des voies originales et absolument différentes des nôtres, notamment par des poèmes, un peu comme les soufis, pour accéder au, ou rester volontairement en deça du mystère de l’existence.

Nuit dans le train, « pour la nostalgie » nous dit fort à propos Tuan quand nous évoquons nos souvenirs de train couchettes en France. Couchettes très confortables (grandes et longues), mais nous sommes pile au-dessus des roues : ça tape à mort dans le plancher, les roues vont-elles se décrocher ? Ca bouge en long et en large, la porte claque en permanence, mal engoncée. S’ajoutant au décalage horaire qui même dans un hôtel nous eut réveillé vers 2h du matin, ça donne une nuit de souvenirs de jeunesse en 3ème classe en Inde du nord et des yeux qui piquent à l’arrivée à 5h du matin à Lao Cai.

Samedi 1er avril.

Dépose des valises et douches dans un bon hôtel (tous nos hôtels seront excellents). A 8h, départ pour le marché campagnard de Can Cao. Vente de tout au milieu des montagnes vertes : buffles, nourriture, vêtements, objets domestiques. Il fait beau et chaud. Nous photographions. Ce sont de vraies montagnes mais elles ne nous paraissent pas telles parce que la végétation recouvre jusqu’aux sommets.

Nous arrivons ensuite dans un village et gagnons à pied la maison en bois très bien tenue où nous sommes accueillis pour le repas du soir et la nuit. Nous logeons au 1er étage, les matelas sont à même le sol, grosses couvertures multicolores. Au fond de cette grande salle sous le toit, caché, un petit autel des ancêtres.

Bonne nuit, pour les dormeurs tout au moins (il y a des non-dormeurs dans le groupe). Nous commençons à récupérer le décalage horaire. Deux salles de douche carrelées. Une grande télé toujours ouverte dans la pièce principale. Le petit garçon s’y nourrit du monde extérieur… Bon repas familial en compagnie cette fois de notre guide. Cette famille a plusieurs sources de revenus, la grand-mère, jeune, garde l’enfant car les parents (leur fils et son épouse) travaillent. Leur propre fille, qui est mariée, loge exceptionnellement ici chez ses parents car son boulot est proche. Mais c’est exceptionnel, c’est une dérogation à la règle. Tuon nous dit que la vie de l’épouse partie habiter dans sa belle famille sous l’autorité de la belle-mère n’est pas toujours facile…

Au Vietnam, l’électricité est arrivée partout dans les campagnes, contrairement à la Birmanie, et c’est une différence colossale. On peut dire que l’électricité est le signe et le seuil de l’entrée dans le monde moderne et change toute la vie de tous, y compris des pauvres au fond des villages de campagne (pauvres ne signifiant pas miséreux).

Dimanche 2 avril.

Une belle route monte de Lao Cai à Sapa, station de vacances des coloniaux qui, à 1600m. , échappaient aux lourdeurs de l’été.

Tuan nous entretient sur le sujet des relations avec la Chine. Le Vietnam craint que la Chine ne le considère que comme une annexe, provisoirement échappée à sa sujétion (mille ans)… et ne payant plus tribut à l’empereur. Ils constatent la puissance financière des Chinois. Quand les foules du voisin débarquent, ça fait du monde et ils songent à limiter les entrées des touristes.

Le soir à Sapa, bon restaurant et bon hôtel. Nous flânons devant les boutiques, Fie à la recherche d’un anorak en goretex, car beaucoup moins cher. Mais est-ce de la contrefaçon ? Grande question !

Le lendemain, lundi 3 avril, nous voyons le marché, puis partons pour voir le village Hmong de Sin Chai, situé à quelques kilomètres seulement en voiture, mais restés très « comme avant « (mais avec l’électricité). Tuan nous explique que ces gens ont du mal à s’intégrer à l’activité et aux emplois possibles à Sapa. Au jeune Mong dans un restaurant, il faut tout dire et il ne sait en réalité pas quoi faire. Commentaire donné sans aucun mépris, c’est la constatation que notre modernité repose sur une certaine mentalité formée à l’école, d’ailleurs pleinement partagée par les Vietnamiens, mais pas forcement partagée par ces «  minorités » qui vivent en montagne.

Balade assez longue à pied qui tient compte de nos possibilités : nous descendons tout le temps. Deux femmes nous suivent pour nous vendre de babioles. Elles reprennent des expressions dans notre   langue. Finalement, elles feront tout le chemin avec nous jusqu’au village d’en-bas, qui est le leur, espérons-nous. Rizières en étages embourbées. Nous sommes passés d’un village Hmong, où les gens sont habillés en noir, à un village Dao, dont les femmes portent un fichu rouge distinctif.

Retour à Lao Caï. Puis, retour de nuit en train-couchettes vers Hanoï, mieux placés, pas sur les roues, ouf ! Bonne nuit, décalage horaire absorbé. Tuon toujours avec nous se réveille tard en gare de Hanoï.

Mardi 4 avril.

A 120 kms de Hanoï, parc national de Cuc Phuong. Centre de sauvetage des primates. Certains singes ont la figure en jaune qui leur donne un aspect un peu théâtral. Nous cheminons dans une forêt pour trouver un arbre immense, du genre ficus géant, vieux de mille ans. Forêt assez dense, la guerre là-dedans dans la chaleur, ça a dû être l’horreur. La guerre consiste à se mettre en danger mortel et à tout supporter pour échapper à la mort. Bizarre.

Mercredi 5 avril.

Visite d’un grand sanctuaire bouddhiste. Le plus grand Bouddha en bronze d’Asie du sud-est, 500 statues de disciples de Bouddha, certes, mais pas un moine à l’horizon. Sauf erreur, pas de communauté ici. Le Vietnam a paraît-il organisé en 2013 une rencontre internationale bouddhiste ici. Les communautés monastiques existent sûrement, mais pas sur notre trajet. Bâtiments d’aspect chinois, le Vietnam est bien le pays de culture chinoise dans l’Asie du sud-est (sans être chinois, attention !).

Visite de la pagode Bich Dong, temple de la dynastie fondatrice du Vietnam. Statues vénérées. Ici, pas la séparation archi-fondamentale : « rendre à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César ». Le politique tend donc inéluctablement à la divinisation, répondant au besoin humain de vénération. On notera que, cumulée au culte des ancêtres, cette absence de séparation débouche droit sur un pouvoir politique absolu. L’empereur est fils du Ciel ! On suppose que le pouvoir actuel s’en accomode…

Nous arrivons ensuite à la baie d’Ha Long terrestre, pitons karstiques et rizières. Malgré le temps gris, c’est paisible et assez beau. Logement dans un chouette petit Resort aux logements faits en bambou. Bungalows le long de l’eau mais sans moustiques. Deux familles françaises avec enfants me font penser à Marianne et François en vacances à la Martinique en ce moment.

Jeudi 6 avril.

Nous roulons vers la baie d’Ha Long, un labyrinthe fameux de surgissements de pitons et pains de sucre calcaires couverts de végétations, connu du monde entier. Le temps est doux et gris, sans vent, l’eau verte et immobile. Les multiples navires se séparent peu à peu, navigant, et c’est très heureux, à petite vitesse. Nous débarquons sur une plage, mais une interdiction de baigner est tombée deux jours avant ! D’après le responsable du groupe dans notre bateau, un jeune homme déluré et dynamique et parlant un bon américano-anglais, ce sont les promoteurs de la côte, où sont entrepris d’énormes travaux de lotissements d’hôtels, qui veulent discrètement torpiller l’avantage économique des bateaux qui hébergent pour une nuit ou plus, les touristes : autant de nuitées perdues à terre… Au stade où en est le Vietnam, à savoir celui des premiers investissements et lutte de domination sans régulation à cause de la collusion du pouvoir économique et du pouvoir politique, ça n’est pas impossible. Le fait qu’il y aura une énorme clientèle (les Chinois, la Malaisie, etc.) pourrait en logique relâcher cette compétition, mais en phase de démarrage, c’est la règle du gain le plus élevé possible et sans doute aussi des luttes au couteau.

De cette baie, voici les impressions qui restent : il y a des sites qu’on peut avoir vus cent fois en photos, ils restent exceptionnels. Les photos ou les films ne donnent pas l’impression de labyrinthe sans fin que nous donne cette navigation lente, au demeurant limitée. On comprend que les pirates étaient ici inatteignables par les pouvoirs politiques, colonial y compris, lorsque l’on apprend que les marées hautes recouvrent et ferment des passages sous les massifs karstiques qui débouchent sur des criques intérieures alors inaccessibles, puisque d’autre part les falaises de ces massifs sont souvent verticales.

Nous apprécions particulièrement les cabines, avec petite terrasse. Voilà pour nous un premier aperçu de l’agrément de la formule d’une croisière… De plus, bonne restauration.

 

Au matin, vendredi 7 avril,

excellente séance Qi Gong par notre animateur. En 30’, il nous donne l’explication basique et juste sur la respiration, puis nous apprend un mouvement facile mais très exigeant. J’y vois leur tempérament : actif, concret, concentré. L’attitude méditative, dans son aspect attention totale à l’instant, est ancrée dans cette culture, et dans les pays asiatiques, je crois, non comme faisant suite à une spéculation et une recommandation, mais directement comme un potentiel de mieux vivre disponible dans le corps.

Ce que j’avais noté dans un semblant de carnet de voyage, c’était seulement ceci: « Baie d’Ha Long, parfait. Paysage très spécial. Mer verte et immobile. Lenteur des bateaux. Perfection de l’organisation. Bon Qi Gong. » J’étais bien dans le farniente !

Retour à Hanoï. Le chauffeur est toujours en sous-régime du moteur, j’aimerais conduire à sa place.

Est-ce le samedi 8 avril que nous visitons un centre de production de perles ? En tous cas, j’ai noté et voulu retenir le bonheur que donne la gaieté de cette jeune fille qui nous explique la culture des perles, son effort pour parler français et sa vivacité extrême pour comprendre nos questions. Vive la jeunesse et au diable la mélancolie de l’âge (littéralement au diable, puisque c’est une tentation)! La production de perle est un artisanat délicat. Insertion du greffon, puis de la boule sur laquelle la perle se concentrera. 3 ans d’attente. Examen radio, ouverture et c’est la récompense, ou non : la perle est là, qui brille discrètement !

Gentille histoire de notre guide sur les caractères des peuples de l’Indochine : « le Vietnamien fait pousser le riz, le Cambodgien le regarde pousser, le Laotien l’écoute pousser ». Il y a bien des tempéraments (des cultures) des peuples, on le sait bien en Europe !

Train vers Dong Hoi. Adieux émus et trop courts avec Tuon, qui a su créer un lien avec nous. Nuit meilleure, nous sommes maintenant rodés !

Dimanche 9 avril.

Accueil chaleureux de la part de notre nouveau guide pour la région du centre. Il fait vraiment chaud, c’est une vague de chaleur inhabituelle, nous dit-il. Petit dèj au bord d’une rivière verte. Nous pouvons nous changer dans une chambre, ça fait du bien. Nous partons en bateau visiter une grotte assez extraordinaire et splendide, la rivière y a creusé des kilomètres. Les montagnes calcaires du Vietnam sont truffées de grottes dont certaines voient circuler de véritables rivières souterraines qui gonflent à la mousson. L’une, très fameuse, est réservée à des touristes pouvant y consacrer 5000$ (lu depuis dans le guide). Vu la température extérieure à plus de 30°, nous y resterions bien un peu plus longtemps. Il faudrait naviguer plus loin et en silence pour apprécier vraiment le grandiose de ce monument naturel.

Tout autre monument : nous visitons les tunnels du village situé dans la zone de démarcation fixée après la conférence de Genève en 1954, zone qui fut ensuite bombardée par les Américains lors de la période de guerre qui suivit. Ca n’est pas les fortifications de la ligne Ho Chi Minh, mais symbolise la résistance inébranlable des Vietnamiens. Affreux d’imaginer les accouchements sous-terre… Pourquoi ne les a-t-on pas évacués plus au nord ?

Aujourd’hui, les Américains ne sont pas mal vus, risquons ceci : d’abord parce qu’ils ont perdu et surtout maintenant parce qu’ils font contre-poids à la Chine. Au passage, nous apprenons que les Américains ont toujours refusé des dédommagements pour les suites humaines terribles (déformation à la naissance dans les générations futures) de l’épandage massif de « l’agent orange ». Pas très drôle, mais idem au Japon après les bombinettes atomiques. D’ailleurs, même avènement ou persistance de la barbarie, et cela partout et par tous, l’enfouissement de mines durant un conflit, qui tuent longtemps après la fin du conflit.

(C’était la séquence de gravité dans ce récit, mais comment ne pas le dire si cela nous traverse ?).

Dans la même veine mais un peu plus allègre, une histoire  : le chef du gouvernement vietnamien se vante auprès du roi de Thaïlande qu’il visite: « Nous avons battu les Français, les Américains et les Chinois. » Le roi : « Nous sommes restés indépendants des Anglais, des Français et des Américains, dans la paix… » Le bambou, version locale du roseau. De fait, la Thaïlande n’a jamais été colonisée. Infiniment moins de souffrance.

Notre chauffeur conduit très bien. Arrivons à Hué, bel hôtel une fois de plus.

Très peu de notes sur le cahier : il a commencé à faire vraiment chaud.

Lundi 10 avril,

nous visitons la ville impériale (1802-1945) de Hué, classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Elle le mérite. Grande cité qui fait irrésistiblement penser à la cité interdite de Pékin. Des centaines de grosses cigales nous accueillent avec leur stridence soutenue. Souvenirs immédiats du Japon et de Birmanie (Myanmar). Il se trouve que l’on s’adapte à ce volume sonore au bout d’un moment et qu’il ne semble pas nuire, un peu comme les bruits forts d’une tempête à marée haute le long du rivage.

Nous suivons agréablement notre programme de visites avec une balade sur la rivière des parfums (frangipaniers le long des rives), un vrai nom de roman, jusqu’à la pagode de la dame céleste, construite en 1601. La dame céleste n’a rien à voir avec la tante de Babar, plutôt avec la Vierge Marie. Nous traînons un peu la patte, vu la chaleur. Quand même, les monuments sont atteints, comme dans toute l’Asie, du syndrome d’identité : pas de passage équivalent à celui du roman au gothique par exemple. Paradoxe ou logique ? Le bouddhisme enseigne que tout est impermanent, alors, pourquoi changer ?

Mardi 11 avril,

en route vers Hoi An, passant par Danang. Dans nos souvenirs, ce nom fait penser à la grande base américaine d’où décollaient les bombardiers lors de la guerre américano-vietnamienne; mais c’est aussi le lieu où les Français imposent leur pouvoir en 1847 à l’empereur Thieu Tri, qui avait refoulé les missionnaires !

C’est maintenant une très grande ville très animée, au bord d’une baie toujours magnifique. Nous y visitons le musée d’art Cham, nom d’un peuple de civilisation hindoue qui du 2ème au 8ème siècle ne cessa de chercher querelle aux Khmers et aux Vietnamiens, pour finir écrasé par ces derniers au 14ème siècle. Délicatesse et beauté des quelques pièces ici exposées. Photos bien sûr.

Hoi An est le port où débarquèrent les Portugais en 1516. Très agréable ville moyenne où abondent les touristes. Beaucoup de magasins.

Mardi et mercredi, pas de notes … Excursion sur l’île de Cham, traversée de deux heures sur un bateau de 20 mètres environ, qui prend donc les vagues sans les éliminer par sa taille. Mal de mer au retour pour Fijtje, aïe ! Nous fatiguons peut-être un peu aussi !

Jeudi 13 avril,

avion pour Ho-chi-minh ville, Saïgon, qui voulut être le Paris de l’Asie du temps des Français…Bon sang, qui maîtrise l’histoire ??? Je lis qu’Ho-Chi-Minh fut en 1945, en pleine guerre mondiale finissante il est vrai, bien aidé par les Américains contre les Japonais et aussi contre les Français. La vie internationale est un jeu d’échecs sans champion (voir par exemple les talibans actuels, héritiers des résistants armés par les Américains via le Pakistan dans leur lutte contre l’URSS).

Aéroport et vol d’Air Vietnam impeccables. Par hasard, nous nous retrouvons, Fijtje et moi, en 1ère : nettement plus de place.

Bien accueillis à l’arrivée par un guide que je trouve de style parisien, je m’explique : plutôt expéditif et un peu sec, pourrait être gouailleur. Nous filons directement vers Cholon, le quartier chinois, que nous traversons à bonne allure. C’est pour moi un des faits les plus marquants de ce voyage, malgré sa brièveté ( quelques minutes): il y a une espèce de souk fermé, en fait une longue annexe métallique le long de la rue, dotée d’aspirateur d’air heureusement. Les employés des grossistes chinois y sont entassés d’une manière invraisemblable, dans des espaces hyper-exigus, 1,5m sur 2m maxi, et bourrés de marchandises. On doit se faufiler, enjamber, transpiration. Jamais vu un truc pareil. Je me prends à penser brièvement au sort des détenus en Chine ou ailleurs…?

Saïgon compte 12 mio d’habitants, premières routes où nous voyons les deux-roues séparés des voitures, bus et camions ; plusieurs kilomètres d’autoroute vers le delta. Qu’on le veuille ou non, l’élévation du niveau se mesure à ces critères bruts.

A ce propos, nous visionnerons, de retour chez nous, un bon film d’amateur fait à l‘issue d’un voyage très comparable au nôtre en 1995. L’évolution est flagrante. En 1995, rares voitures, des jeeps restés de la guerre; beaucoup de vélos, beaucoup de marcheurs, des charrettes avec des buffles. En 2017, un flot énorme de motos (40 mio dans le pays ??!!), quelques vélos, des piétons, pas de charrettes en ville, ni sur la grande route qui traverse le Vietnam, des voitures pas mal et d’énormes camions. Sans oublier les téléphones portables partout jusque dans les campagnes (témoin le pêcheur au milieu de son lac). J’ai en tête la maison de mon grand-père paternel construite dans le nord de la France dans les années 1930, sans chauffage central ni salle de bains et dont il était fier, l’ayant quasi édifiée lui-même ; avec pompe à eau de la citerne pour la cuisine.

L’élévation du niveau de vie veut bien dire pour beaucoup et la plupart, vie moins dure. D’ailleurs, signe complémentaire de cette évolution, le guide nous dit que les jeunes générations préfèrent ne plus travailler en rizière et tenter leur chance à la ville.

Nous partons sans attendre pour le delta du Mékong, très long et ici très large fleuve qui vient du Tibet, traverse le Laos et le Cambodge. Beaucoup de circulation là-dessus. Deux bras principaux, vraiment très larges, 200 mètres ? Couleur ocre, il est plein de limon. Réseau de bras d’eau enchevêtrés. Pirogues à moteur, motos, vélos. Nous avions vaguement pensé à un hébergement bucolique en plein milieu du delta, nous arrivons dans une ville de 1,2 mio d’habitants, moderne, et logeons dans un hôtel excellent. Les prix sont bas ici, de l’ordre de 30/40€ la nuit et petit déj. Pour un standing 3*. Il s’agit de nous, touristes occidentaux, ou chinois d’ailleurs, encore que l’agence a visiblement veillé à ce que nous ne tombions pas sur leur « marée humaine ».

Le Sud a bénéficié des investissements des Viets Khieu, émigrés et autres boat people qui ont travaillé à l’étranger. C’est bien l’impression que nous avons : c’est un peuple travailleur. Pas du tout l’impression que peuvent donner les Indes. Autre mental, c’est sûr.

Samedi 15 avril,

nous partons en bateau et traversons le marché flottant de Phong Dien. Semi péniches des grossistes qui y vivent, petites barques des paysans qui viennent les fournir, plus grosses barques des commerçants qui viennent refaire leurs stocks. Activité permanente. Abondance de denrées.

Autre visite intéressante, la fabrication des briques dans des fours «  à l’ancienne » avec un savoir-faire très spécifique pour la mise en route et l’entretien du feu pendant plusieurs jours.

Visite d’une pépinière. Tous les légumes et fruits exotiques poussent ici. Trois récoltes de riz par an. Eau, chaleur et soleil ; terre grasse.

A Sadec, la visite de la maison de l’amant est une obligation pour des Français ; Le premier amour de Marguerite Duras, elle a 16 ans et lui 30. Impensable avenir. Rupture. Elle n’écrira ce bref roman que des dizaines d’années plus tard, après avoir refusé à Paris de le revoir.

La guide de la maison, qui nous explique l’histoire et nous sert à manger, est à la fois naturelle et complètement fonctionnelle, à la fois souriante, prête à plaisanter et très sérieuse dans ses exposés appris par cœur. J’ai l’impression que c’est souvent le cas ici. Et après tout, pourquoi remarquer cela, pourquoi ne pas être sérieuse et souriante, très appliquée et disponible ?

Dimanche 16 avril,

comme convenu, le bus est là à l’heure dite pour aller à l’aéroport. Beaucoup de monde, très longue file pour les contrôles ouh là ! mais ça avance vite.

Vol de plus de 12h sans problème. Ces turbines peuvent tourner des dizaines d’heures sans broncher le moins du monde. Tourner autour d’un axe, c’est plus simple que d’aller et venir comme un piston !

Remonter du sud et passer la Birmanie prend du temps. Tout est vert de forêts. Puis je fais attention à observer les lointains Himalayas enneigés, espérant que nous nous en rapprochions. Mais nous survolons la plaine du Gange et passons juste au-dessus de New-Dehli. Au très loin mais bien visible, toute cette neige, c’est la vie pour des centaines de millions d’humains ! Illustration très simple de l’unité de la terre qui nous abrite. L’inde est déjà plus brune. L’Afghanistan est une terre de montagnes striées et dessèchées. Terre de brutalités sans nombre. Ici comme au Vietnam, un peuple qui ne se soumet pas. Ces survols ne me lassent jamais.

Après nous avons regardé le film « Indochine », bien sûr. Turkmenistan, Caspienne, Caucase, pas loin des Tchétchènes, vies terribles, Mer noire, Trébizonde à gauche, fief d’Erdogan. On devrait donner le gouvernement mondial des hommes à l’équipe qui est plus haut encore, dans la navette spatiale, ils relativiseraient les questions de frontières ; ou bien voir notre planète elle-même comme notre navette spatiale. Hongrie, Allemagne. L’avion entame sa descente dès l’Alsace, descente totalement progressive et en pente constante, droit au but, de 10 000 m à zéro m. Vive les robots, nos fidèles créatures (comme au décollage) !

Voiture jusqu’en Belgique. A Lillois quand nous sortons de la voiture, il fait froid et ça sent l’étable…

Déballage des fringues et des souvenirs, chauffage, machine à laver, courses, redémarrage de l’ordi et de la télé, photos dans l’ordi, fatigue, rhume, musique viet sur youTube, coups de fil, « oui tout s’est bien passé et vous ça va? »

Nous reprenons nos marques, c’est tout à fait ça.

Et les traces du voyage se déposent dans la mémoire, qui ressurgiront quand elles le voudront, aidées par les photos. Après une semaine, nous avons l’impression d’avoir déjà beaucoup oublié. C’était bien ! Le Vietnam est un beau pays, et les Vietnamiens sont attachants !

 

________________________

 

JFF

29/4/2017

 

 

 

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.